Je fais des crises de nerfs. Ca revient comme quand j'étais à l'hopital. J'ai besoin d'écrire, de crier, de frapper, d'exterioriser cette colère. Pourquoi ils m'ont fait tout ce mal, pourquoi c'est moi qui fut leur proie. Je les haie j'aimerai les tuer un par un et les voir souffrir pour tout le mal qu'ils ont engendrés dans ma vie.
J'ai en moi une bombe à retardement, j'ai besoin d'exploser, j'ai besoin d'aide.
Je ne fais que pleurer, crier, pleurer et recrier. J'ai envie que ma maman s'occupe de moi, j'ai envie de m'endormir dans ses bras et de rêver d'une vie meilleure.
J'ai tout pour être heureuse pourtant mais je suis vouée à toujours tout gacher. J'essaie de m'accrocher à des choses stables et ça marche mais mes réactions en cas de conflits sont complètement démesurées, je me transforme en bébé et je me roule par terre
Je recherche ce corps et cette vie d'enfant, je veux revenir en arrière et ne jamais grandir.
J'ai peur, peur de ce que l'avenir me réserve, peur de perdre l'homme que j'aime et peur de ne jamais évoluer.
Et c'est contradictoire car j'évolue, tous les jours je grandis un peu j'ai trouvé un travail, une école alors pourquoi tout ça? Pourquoi?
Je suis seul à présent et ma plume est pour toi
Peut-être encor veillante entendras-tu ma voix
Je chuchote les airs qui font que l'on s'endort
Pour qu'après un beau rêve on se réveille
Plus belle qu'à l'aurore où l'on s'offre à qui sait
Vous cueille, étourdie par un sommeil hissé
Vers les plages de l’âme….
Un soir de débauche, un soir comme un autre, je me retrouve dans une boîte de saint germain. Une soirée glauque, beaucoup d'alcool, beaucoup de drogues qui circulent. Une soirée glauque à priori comme une autre mais en fait pas comme les autres. Parmi cette foule de gens détraqués se trouvaient un homme peut être plus éclaté que personne. Il me drague lourdement comme un bon nombre de filles j'imagine, je ne donne suite à son plan drague mais il m'étonne. Et je sais que la semaine suivante il rentrera dans mes contacts facebook. Je le sais car il me touche car derrière cette alcoolisation se cachait un mal être et c'était notre point commun, le seul pour l'instant. La soirée commence un vendredi, se finit un dimanche...de plus en plus glauque.
Je ne m'étais pas trompé, quelques jours plus tard on commençait à communiquer via internet et son sens de l'humour me plaisait. Plusieurs rendez-vous, beaucoup de discussions. Une souffrance importante chez lui autant que chez moi. On se comprenait, on rigolait. Et de fil en aiguilles on se voyait de plus en plus. Mais pas dans les bonnes conditions. On se voyait, on buvait des litres d'alcool, on passait nos nuits à trainer dans les boites de nuit de paris plus éclaté l'un que l'autre. Et chaque nuit on se haissait, on se déchirait, on remettait la faute d'un passé douloureux sur le dos de l'autre, on se comprenait plus on souffrait chacun de notre côté...Je pensais que jamais ça ne marcherait.
Et je tombais amoureuse malgré tout, je tombais amoureuse en sachant que ce n'était "pas encore" réciproque, mais j'éspérais qu'un jour il m'aimerait, j'ésperais un jour être à la hauteur de ses attentes, et qu'il soit à la hauteur des miennes. Malgré tout je l'attendais et je l'aimais.
LA RECHUTE FAIT PARTIE DE LA GUERISON
LE PARDON FAIT PARTI DE LA GUERISON
ALORS PARDONNEZ MOI ET AVANCONS
J’étais sur la terrasse avec ma grande sœur et ma meilleure amie c’était l’une de mes premières visites. On avait décidé de jouer au scrabble, accompagné de la douce et parfois rageuse mélodie du piano. Elle m’emportait. J’étais complètement soulevée par un rêve que me provoquait le son de cet instrument que j’aimais tant. Totalement ailleurs, j’écoutais et souhaitais le départ de cette visite que j’avais tant attendue. L’absence me gagnait, le vide se creusait. Faignant un malaise je réussis finalement à les faire partir. J’étais seule à présent. En paix, presque en accord avec moi-même. J’étais émue par ce spectacle si beau que pouvaient produire deux mains en mouvement. Mon visage s’humidifiait, peu à peu. J’étais bouleversée. Mais à Garches on ne peut pas pleurer et être en paix, le soin des infirmiers arrivent toujours grand pas. Il fallait donc se sauver.
Quelques instants plus tard, je me retrouvais allongée dans l’herbe au fond du parc avec ce pianiste de génie. Le son de sa voie s rajoutait à la mélodie du piano que je ne pouvais chasser de mon esprit. La nuit tombait, et très vite la communication fut très facile, nous étions comme des âmes sœurs. Bercée par le doux souffle de l’air frais du soir je sentis ses lèvres venir réchauffer les miennes. Ce moment je l’avais attendu. Mais pourquoi ? Cet homme que je ne connaissais qu’à peine avait réussi à m’envouter, plus tard j’apprendrai que c’était en fait un grand manipulateur…Cette soirée fut inoubliable, bercée par son discours, entourée des signes et des canards qui regagnaient le lac , je me sentais en paix et totalement protégée. J’étais toujours plongée dans la solitude, mais une solitude différente, une solitude vécue à deux. On n’avait pas besoin de mots, nos mains côtes à côtes s’effleuraient et parfois il murmurait des vers de Baudelaire.
Très vite je m’attachai à cet homme, il m’impressionnait, me bouleversait, sa sensibilité et son intelligence me troublaient. J’aurais aimé qu’il soit le père que je n’avais jamais « eu », il devenait petit à petit mon refuge, ma protection. Il prenait la place de mon psychologue, je me mettais à nu et plus rien ne restait caché au fond de moi…une relation indéfinissable…Ce n’était pourtant pas réciproque. Sans pudeur, il m’expliquait que la drogue était devenue son amante, il ne pouvait pas aimer et encore moins m’aimer car il s’aimait. Moi-même totalement bouleversée et en rébellion contre mon corps j’avais rendu l’amour invisible et impossible, c’est pourquoi je ne lui en voulais pas. Le plus terrible fut pour moi l’étalage de cette réalité. La drogue était vraiment dévastatrice, elle était comme une cage dans laquelle on s’enferme soi-même. Elle permettait finalement de se détruire en prenant du plaisir, et elle détruisait, elle était plus forte que lui…il se croyait invincible avec son âme de génie, et pourtant elle l’avait vaincu.
Dans mon malheur, entourée de gens ayant des problèmes variés j’appris un gros morceau de la vie. Je me sentais mûrir, comprendre des choses que jamais je n’avais acceptées. Je ne regrette rien…J’apprenais à écouter, à m’exprimer, peut être même à me laisser aimer. A Garches on est tous à fleur de peau, plus personne n’est camouflé, la solidarité semblait présente. Chacun portait sa souffrance, son passé, et peu se plaignaient. J’étais la plus jeune et petit à petit devenue la « petite Marie » de la clinique, et j’avais pourtant un passé très lourd.
Les jours se ressemblaient tous, mais au fur et à mesure on s’attachait les uns au autres et on formait maintenant un groupe.
Je me levais souvent de bonne heure, réveillée par le petit déjeuner, le passage des femmes de ménage, celui des infirmiers. C’était un moment difficile, chaque matin je regardais par la fenêtre, c’était l’été, l’air était frais, un temps merveilleux, un beau soleil, et pourtant en moi la tempête ne semblait vouloir s’arrêter. Je me sentais comme enfermé à l’intérieur de moi-même, je n’arrivais pas à crier ma colère et ma souffrance et chaque matin le travail sur moi reprenait. Il fallait du courage pour sortir de son lit, je trouvais toujours une excuse pour prolonger ces dernières minutes de repos. J’avais peur, peur de craquer, de ne pas y arriver, et surtout peur d’affronter ma vie. Dès le matin je me sentais épuisée comme ayant marché des heures et des heurs sans jamais avoir atteint mon but. Je m’empressais donc de descendre retrouver le merveilleux piano à queue…et là je revivais. Le piano était la seule chose que je contrôlais encore, lui il ne m’échappait pas, lui il me rendait heureuse. Je faisais alors éclater ma sensibilité, c’était pour moi le moment de cracher ma tristesse, d’exprimer ma haine. Il me soulageait. C’était l’unique «personne » qui ne pouvait pas me détruire, m’abandonner, ou me faire du mal. Lui je l’aimais vraiment, pour toujours et à jamais.
Chaque jour je m’allongeais de longues heures dans l’herbe pour penser, réfléchir, écrire, j’étais seule et je m’en fichais, la vie n’avait pour moi aucune signification, elle était juste obligataire, et encore…je pouvais m’en aller me libérer de ces chaines… mais le courage, le courage…je ne l’avais pas. N’étais-je pas courageuse ou étais-je tout simplement lâche ? Cette question revenait souvent en moi et jamais je ne trouvais la réponse.
J’avais 17 ans lorsque j’y suis rentrée. C’était une cage aux fous, au fond d’un grand jardin, que l’on appelait clinique psychiatrique. Mes problèmes personnels et familiaux avaient pris le dessus, je me battais contre moi-même et toujours m’étalais. D’autres personnes, appelés médecins, ont donc dus tenter de reconstruire ma vie à ma place. Plus capable ni de marcher je me retrouve dans une chambre, la numéro 4. Elle était belle, tout était beau l’intérieur, un contraste étonnant était réalisé, il prouvait la différence entre le superficiel et le réel. Les premiers jours étaient les plus durs, isolement et solitude étaient au rendez-vous.
Tout m’était inconnu, j’entendais le chant des oiseaux, des airs de piano, mais je restais toute la journée sur mon lit, à penser et à pleurer. Ce sont des moments de la vie incompréhensibles si on ne les a pas vécus. Des moments où plus rien ne vous motive, plus rien ne vous impressionne ni ne vous étonne. Le NEANT. Dans l’esprit. Qu’est ce que la vie : se demande t on ? A quoi ça sert ? Mais ces moments sont d’après moi nécessaires et intéressants à vivre. C’est ainsi, dans des conditions difficiles que je fis connaissance avec la clinique du château. La vie y était finalement plus facile et la réadaptation au « «monde réel » me faisait une peur terrible. Un mois ; j’y restais un long mois qui ne fut au final que trop court à mon goût. Mais ce château n’est que provisoire et la sortie est inévitable, quelque soit le chemin par lequel on passe. Certains préfèrent mourir plutôt que ‘d’en sortir. D’autres en sortent mais y reviennent régulièrement. Voici donc en quelque sorte une définition de l’indéfinissable château de Garches, c’est le rassemblement du concret et de l’abstrait, du réel et de l’irréel. Du définissable et de l’indéfinissable.
JE SUIS PARADOXALE DANS MES IDEES, MES JOIES ET MES PEINES.
Depuis quelques jours j'ai envie de faire un article sur le bonheur mais le sujet est tellement vaste que je n'ose m'y aventurer. Parce que tout mes articles sont tristes j'aimerai en faire un joyeux mais quoi que je dise mes mots semblent sonner tristement.
Est-il possible de tout laisser de côté, d'oublier son côté sombre quelques instants et d'être heureux. Souvent je souris et je me dis "je suis heureuse", et j'ai l'impression que ça marche. Je pense que nous avons tous en nous une part de bonheur et une part de malheur, à nous d'évaluer. Chaque problème a une échelle, et chaque échelle est définie par notre milieu de vie. Si je compare mon désespoir à la faim dans le monde alors il n'a plus aucun valeur, et si je pense à la faim dans le monde (cela peut paraître égoiste) je me sens heureuse parce que à côté de ça mon problème à moi n'est plus rien. Alors j'ai décidé de penser à moi d'abord, parce que j'ai tendance à m'oublier, parce que j'ai essayé de m'effacer de ce monde à plusieurs reprises et je suis heureuse d'être parmi vous. Nous avons chacun le droit d'être heureux à l'échelle de notre vie.Pour certain le bonheur est si simple...pourquoi les gens font passer le malheur en priorité sur le bonheur...et pourquoi ça existe la tristesse? Pourquoi l'homme est-il doté d'une sensibilité si extrême? Et finalement être humain c'est si beau , trouver le bonheur après une quantité de larmes n'est-ce pas la plus belle chose du monde? Sentir son ventre se nouer parce que l'instant que l'on vit est fort n'est-ce pas magique?
J'aime la race humaine et j'aime la vie!
Accroches toi au "BEAU"...... Changes le cour de tes pensées....... Dis toi, et c'est SUR, que tu ne seras pas... read more
on UN HIVER A AUTEUIL